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Agriculture contractuelle : Accord pour une production de doyiwé sous contrat

Les groupements de producteurs de Doyiwé de Djidja et de Passagon réunit en un seul groupement se sont convenus sur un accord de partenariat d’affaire avec Benin Agribusiness Incubation Hub (BAIH Sarl) le lundi 20 juillet 2020 à Gahoungagon ( Djidja). Cet accord repose sur les termes de l’achat du doyiwé (la lentille de terre) chez ces producteurs en vue de sa commercialisation par BAIH-Sarl ; afin de leur permettre d’écouler leur production et ceci dans le temps. Il faut dire que cet accord repose sur des règles et des principes de droit privé ainsi que du cadre réglementaire plus large applicables. Les principes communément admis sur lesquels reposent les relations contractuelles sont la coopération, la bonne foi, l’honnêteté, la cohérence, la transparence, la diffusion complète des informations et la volonté de donner corps à l’esprit et à l’intention du contrat lorsque cela est possible. Les parties doivent garder ces principes à l’esprit au moment d’entamer des négociations contractuelles, et peuvent éventuellement inclure une disposition réaffirmant leur engagement commun envers ces principes.

En effet selon la représentante de Benin Agribusiness Incubation Hub (BAIH Sarl), Georgina Houinsou, cet accord de partenariat vient à point nommé puisque beaucoup de producteurs ont de difficultés à faire écouler leur production, à un prix rémunérateur. Avec cet accord, Benin Agribusiness Incubation Hub (BAIH Sarl) compte garantir ce marché, en accompagnant les producteurs tout au long du processus de production en y apportant l’expertise technique et les moyens nécessaires pour l’obtention d’un bon rendement.

Le Coordinateur du projet Doyiwé, Martin Agboton est revenu sur l’importance de cet accord. Il fit savoir que « Si les producteurs n’existent pas nous nous n’existons pas ». C’est ainsi qu’il rappelle que « Cette rencontre vise à initier un contrat de production avec vous producteurs ». Et ceci, ajoute celui-ci, « Suivant le contrat, avec des clauses sur lesquels on doit s’entendre ».

Patrice Sèwadé, Coordonnateur nationale du Réseau de développement d’agriculture durable a avant tout faire comprendre que ce qui nous a réuni pour des échanges est comment suivre les « ÉTAPES PRATIQUES DU PROCESSUS CONTRACTUEL ÉQUITABLE » pour réussir le contrat de production. A l’en croire, « Nous voulons à travers ceci faire en sorte que votre partenariat (producteurs-acheteur) soit fructueux. A ceci, il fit savoir aux producteurs qu’avant toute chose, « vous allez faire part de vos suggestions ». Ainsi, les échanges ont porté sur les clauses du contrat, la qualité du produit à livrer, les difficultés des producteurs et l’apport de BAIH. Le Réseau de Développement d’Agriculture Durable (REDAD) interviendra dans le partenariat liant les organisations des producteurs et l’entreprise BAIH comme un facilitateur. Il faut dire que c’est à travers une démarche caricaturale que les deux parties se sont convenues sur les différents thèmes du contrat. Ainsi, producteurs et acheteur de doyiwé se sont engagés dans un partenariat gagnant-gagnant soutenu par un accord documenté et signé par les deux parties. L’entreprise-acheteuse des produits dénommés BAIH Sarl a commencé dès lors par respecter ses clauses en facilitant l’accès des producteurs aux  biens et services (appui financier pour le défrichage, semences de qualité,  documents d’information sur les pratiques culturales et le renforcement de capacité).

Producteur de Doyiwé, Attingbekou Gilbert dira « Voilà tout a été tout dit. Dieu a fait que nous sommes arrivés à cette rencontre décisive ». Les producteurs se sont engagés à mettre en valeur les surfaces identifiées, planter les graines à bonne date, suivre les itinéraires techniques approuvées, bien gérer les opérations poste récoltes et livrer les quantités produites à l’acheteur à un prix consensuel qui sera fixé entre eux. Selon Boniface Nouwassè, président du groupement des producteurs n’a pas manqué de dire sa joie pour cet accord. Ce contrat de production agricole conclut est un résultat phare dans le projet de collaboration multi acteurs (projet de recherche agricole pour le développement soutenu par le Royaume des Pays Bas à travers le projet ARF de NWO.

Giscard Amoussou

JIF -MAEP 2020 : Sojagnon distinguée à travers le Dadonou

Mr Gaston Dossouhoui, Ministre de l’Agriculture de l’Elevage et la Pêche (à gauche) & Mme Françoise ASSOGBA COMLAN, Sécrétaire Générale du Ministère de l’Agriculture de l’Elevage et de la Pêche (à droite)

Il s’est déroulé du mardi 10 au vendredi 13 mars 2020, dans l’enceinte du Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (MAEP) et à l’occasion de la la Journée Internationale de lutte pour les Droits de la Femme, la foire de l’agro-alimentaire (JIF-MAEP 2020). Il s’agit d’une initiative du Ministre Gaston Dossouhoui visant à valoriser les milliers de femmes exerçant dans l’agroalimentaire et leurs productions agricoles novatrices. La foire de l’agroalimentaire est donc une opportunité pour les producteurs et les transformateurs de produits agricoles de faire la promotion de leur unité de production et de leurs produits. L’Edition 2020 de cette foire a été agrémentée d’un concours de distinction des trois meilleurs produits présentés à la foire.

L’association SOJAGNON, qui a précédemment coordonnée le Projet Soja Afitin-Milk sur financement du PAEPARD/FARA à travers la Commission de l’Union Européenne, a saisi cette opportunité pour mettre en compétition une innovation issue dudit projet: le Dadonu. Il s’agit d’un exhausteur de goût naturel développé par le Laboratoire de Sciences des Aliments de la Faculté des Sciences Agronomiques de l’Université d’Abomey-Calavi en collaboration avec les femmes transformatrices de soja du plateau d’Abomey et l’Université de Wageningen (Pays-bas) et l’Association SOJAGNON.

« Le Dadonu », exausteur de goût naturel à base du soja

Aujourd’hui, le Dadonu est produit et commercialisé au Bénin par les femmes de l’Association SOJAGNON à travers leur incubateur Bénin Agribusiness Incubation Hub (BAIH SARL). Grâce aux appuis complémentaires en équipements et en formations reçus sur financement du ProCAD/PPAAO-FA, EFTPA-GIZ /Projet Femme, et de ACMA2/ IFDC de l’Ambassade des Pays-Bas au Bénin, la technologie est prévulgarisée. Au terme des quatre jours de foire et de la délibération, le Dadonu, produit phare du Consortium Soja du Bénin, a été primé Deuxième prix de l’innovation agroalimentaire de l’année 2020. Le Coordonnateur de l’Association SOJAGNON, Patrice Lagnon Sewadé, au nom de son équipe et de ses partenaires du ProSAM, adresse ses remerciements non seulement au Ministre, à tout le cabinet et son personnel féminin, mais aussi à toutes ces femmes qui travaillent dans l’ombre quitte à apporter leur touche au développement de ce pays. Pour lui, « cette reconnaissance du ministère de l’agriculture de l’élevage et de la pêche, vient confirmer la qualité de travail que font les milliers de femmes rurales membres de son association. Elles sont les principales partenaires de la recherche dans le développement de cette innovation ». Il tient à porter l’information de ce prix à ces femmes sans qui le Dadonu ne pourra être une réalité tant prisée. « Le coordonnateur, très content et reconnaissant envers le MAEP, se chargera personnellement de transmettre le prix au groupement de femmes de Saclo et à leur incubateur (Bénin Agribusiness Incubation Hub (BAIH SARL). Il souhaite continuer d’apporter le soutien nécessaire au secteur agricole et aux acteurs surtout de la filière soja à n’importe quelle position où il se trouve.
La foire de l’agro-alimentaire de la JIF-MAEP 2020 montre combien de fois le ministère s’emploie à valoriser la femme à travers ses activités dans l’agriculture et la transformation. C’est le lieu de saluer le travail qu’abat l’association SOJAGNON pour accompagner ces nombreuses femmes qui viennent d’être rehaussées par ce nouveau prix.

Le Dadonu, présenté à Mr Abdoulaye BIO TCHANE, Ministre d’État chargé du Plan et du Développement – ©SARA2019

En effet, il faut rappeler que le Dadonu a été exposé à la foire Internationale d’ Abidjan en Côte d’Ivoire du 22 novembre au 1er décembre 2019 au cours du Salon International de l’Agriculture et des Ressources Animales d’Abidjan (SARA 2019) et à la deuxième édition de la Foire des Technologies Agricoles (FONATECA) au Bénin organisé par le ProCAD/PPAAO-FA du 28 novembre au 4 décembre 2019 sur l’esplanade extérieur du stade de l’amitié du Général Mathieu Kérékou. A toutes ces occasions, le caractère innovant du produit et ses valeurs culinaires ont été révélés aux grands public qui ont adopté le produit. Il a été raflé sur les différents stands et remplace progressivement le glutamate (communément appelé cube). Actuellement une représentation de l’entreprise est fixée en Côte d’Ivoire pour satisfaire à la demande de la population. D’importante quantités sont aussi écoulées vers les pays de l’Afrique et même de l’Europe.

Giscard Amoussou

Prohibition of cross-border transhumance: Benin grant a two-months moratorium to Niger

© Crédit Photo : PFCOM-DIRCOM/PR-MAEP

Benin government deplore the numerous losses of human life and material damage to local population caused by foreign transhumant pastors ever year. Owing to this, the Council of Ministers prohibited cross-border transhumance. The Head of State of Niger sent an envoy to Benin to plead the case of Nigerien pastors. The President’s envoy held a working on Tuesday, February 18, 2020 at the Ministry of Foreign Affairs with the Beninese Ministers in charge of Agriculture, Livestock and Fisheries; Interior and Public Security; Decentralization and Local Governance and the Living Environment and Sustainable Development.

Niger’s envoy, Albadé ABOUBA, Minister of State, Minister of Agriculture and Livestock, was partially successful in his mission. The Beninese government has granted Niger an exceptional two-month moratorium. Between March 1 and April 30, 2020, Nigerien pastors are allowed to enter Beninese territory with their herds under certain conditions. The communiqué from the working session between the two States requires Niger “the transmission to the Beninese authorities of the official list of candidate pastors for transhumance as well as the numbers of their respective herds; the issuance of international transhumance certificates to candidate transhumants expected in Benin; sensitization of pastors for holding valid identity documents; herding by herdsmen of at least eighteen years old; the supervision of animals by a sufficient number of shepherds (1 shepherd for 50 to 100 head of cattle); crossing and grazing by day and prohibiting pastoralists from holding and using weapons of war and any narcotic. »

Benin’s commitments

Once Niger accedes to Benin’s requirements, Benin authorities promise to set up a reception system for transhumants at the entry points. Benin will garantee (i) free passage of the herds on its territory; (iii) make livestock feed available at entry points and on transhumant routes; (iii) quarantine and vaccinate at the charge of the transhumant pastor, any herd not holding the international transhumance certificate. However, Benin reserves the right to repress any herd that has not used the defined entry points. Both parties agree on more involvement of farmers’ organizations in the management of transhumance.

Valorisation de la lentille de terre : le projet doyiwé révèle ses potentiels aux acteurs

Le Doyiwé ou « lentille de terre » est très appréciée des consommateurs au Bénin. Sa production reste, cependant, confrontée aux difficultés d’accès aux semences de qualité, à la faible maîtrise des pratiques culturales et de conservation conduisant au faible rendement. La sélection des variétés de lentille de terre à haut rendement et répondant aux préférences des producteurs et des consommateurs, le développement de parquet technologique de production et la mise en place de système de production et distribution de semences contribueront à améliorer sa productivité et ultimement les revenus des producteurs.

Le 05 mars 2020, dans le village de Tokégon, commune de Djidja, les chercheurs et les praticiens du projet doyiwé financé par NWO-WOTRO Science for Global Development , vont distinguer les meilleurs producteurs de doyiwé ayant développé les bonnes pratiques culturales lors de la mise en oeuvre des champs-écoles paysans. 

© Crédit Photo: Association Sojagnon

En effet, le projet Doyiwé a pour objectif  de rendre disponible des variétés de lentille de terre à haut rendement et répondant aux exigences du marché et donc, sa mise en œuvre de ce projet permettra de (i) sélectionner des variétés préférées des producteurs et des consommateurs, (ii) rendre disponible des semences de qualité et (iii) mettre en œuvre des stratégies marketing afin d’augmenter la valeur marchande de la lentille de terre. 

Plus de détails >>>> https://knowledge4food.net/research-project/arf3-benin-groundnut/

Programme ACMA2 de l’IFDC : SOJAGNON reçoit les félicitations du Royaume des Pays-Bas

Mme Catharina Geertruida Tjoelker-Klever, Ambassadrice du Royaume des Pays-Bas près le Bénin & Mr Patrice Sewade, Coordonnateur de l’Association SOJAGNON

Dans le cadre de la mise en œuvre du programme Accès aux Marchés Agricole (ACMA) phase 2, l’International Fertilizer Development Center (IFDC), l’organisation coordinatrice du programme a signé un partenariat avec l’Association SOJAGNON, leader de la filière soja au Bénin. L’objectif de la collaboration entre ces deux institutions est d’appuyer les acteurs des Pôles d’Entreprise Agricole (PEA) soja du département des collines et, leur assurer un accès facile aux bons marchés. A l’occasion de la visite du magasin de stockage de soja par l’Ambassadrice du Royaume des Pays-Bas au Bénin, les maires des six communes des collines et l’équipe managériale de ACMA2 à l’IFDC, SOJAGNON a fait le point de la mise en œuvre du partenariat et a présenté les éléments de succès avec à la clé, la contractualisation des coopératives soja des dites communes avec de potentiels acheteurs. Un contrat formel de cinq mille (5000) Tonnes de soja est signé par les parties sous la facilitation de l’Association SOJAGNON. Le prix obtenu aux producteurs des PEA dans le cadre du programme ACMA2 est supérieur au prix du marché. Merci aux acteurs des PEA, à l’équipe de ACMA2- IFDC et à l’ambassade des Pays-Bas au Bénin.

Avis de recrutement : l’ONG SOJAGNON recrute un(e) Assistant(e) chargé(e) de partenariats, un(e) Assistant(e) chargé(e) de Projets et un(e) Assistant(e) comptable

Contexte

L’ONG SOJAGNON est une organisation thématique de la filière soja et à but non lucratif. Elle est mise en place en 2009 pour appuyer les acteurs des chaînes de valeur soja à s’organiser pour bénéficier des conseils techniques agricoles, améliorer l’état nutritionnel des populations par et créer un partenariat public-privé pour faciliter l’accès des acteurs aux marchés. Elle a été officiellement enregistrée en Novembre 2011 sous le N°3/076/PDM-C/SG/STCCD du 02 novembre 2011 et inscrite à la 122ème année N°6 du Journal Officiel de la République du Bénin du 15 mars 2012.

SOJAGNON dispose d’un bureau national à Godomey-Togoudo (Abomey-Calavi et dun bureau régional à Glazoué dans le département des Collines. Elle est également présente au Togo, en Côte d’Ivoire, au Burkina Faso et bientôt au Nigéria. L’objectif de SOJAGNON est de (i) faciliter l’organisation des producteurs aux niveaux village, commune et département en vue de la création d’un cadre de concertation incluant toutes les catégories d’acteurs (producteurs, transformateurs, commerçants, équipementiers, fournisseurs d’intrants, services d’appui). ; (ii) renforcer les capacités de toutes les catégories d’acteurs en management de leurs organisations ; (iii) transférer les technologies et innovations aux différents acteurs des chaînes de valeur soja; (iv) rédiger et mettre en œuvre des projets compétitifs et participatifs pour le développement de la filière soja , (v) faire le plaidoyer pour la promotion des chaînes de valeur de la filière soja. . Les appuis de l’ONG-SOJAGNON aux acteurs de la filière soja sont : (1) les formations/conseils agricoles, (2) l’organisation institutionnelle des différents acteurs, (3) la recherche agricole pour le développement, (4) la facilitation des accords de partenariat et (5) facilitations à l’accès aux marchés.
Au Bénin, SOJAGNON travaille avec plusieurs partenaires et souhaite renforcer son équipe par le recrutement de trois (03) compétences :

– Un(e) (1) Assistant(e) chargé(e) de partenariats

– Un(e) (1) Assistant(e) chargé(e) de Projets

– Un(e) (1) Assistant(e) comptable

• Profil commun de l’Assistant(e) Chargé(e) du partenariat et de l’Assistant(e) Chargé(e) de projets

Peuvent faire acte de candidature, les personnes titulaires d’un diplôme de niveau Bac + 5 dans les domaines d’agronomie, de gestion des projets, de l’économie, des sciences sociales et de la communication.

Conditions communes à remplir

√ Être de nationalité béninoise ;
√ Être âgé de 25 ans au moins et de 30 ans au plus au 31 décembre 2019 ;
√ Être de bonne moralité ;
√ Avoir au moins trois (3) ans d’expérience dans le domaine des ONG au Bénin ;
√ Avoir une bonne capacité d’élaboration, de suivi et dévaluation des projets, et en avoir des références ;
√ Avoir une bonne capacité de rédaction;
√ Avoir une bonne connaissance de l’anglais écrit et parlé ;
√ Maîtriser l’outil informatique (Word, Excel, PowerPoint) et Internet ;
√ Être proactif, dynamique et capable de travailler sous pression ;
√ Être disponible immédiatement ;
√ Être prêt à faire de fréquentes missions de travail à l’intérieur et à l’extérieur du pays.

NB : Les candidatures féminines sont fortement encouragées.

• Profil recherché de l’Assistant(e) Comptable

Conditions communes à remplir

√ Être de nationalité béninoise ;
√ Être âgé de 25 ans au moins et de 30 ans au plus au 31 décembre 2019 ;
√ Être de bonne moralité ;
√ Être titulaire d’un BAC G2;
√ Avoir au moins 2 ans d’expérience à un poste similaire; et maîtriser les procédures comptable et financier des partenaires internationaux notamment : l’Union Européenne, la Banque Mondiale etc.
√ Avoir une bonne aptitude en l’anglais parler et écrit ;
√ Maîtriser l’outil informatique (Word, Excel, PowerPoint) et Internet;
√ Etre immédiatement disponible.

NB : Les candidatures féminines sont fortement encouragées.

Lieu de travail
Les postes seront basés à Godomey-Togoudo (Abomey-Calavi) mais avec de nombreux déplacements à l’intérieur du territoire Béninois et dans la sous-région.

Procédure de recrutement
Les candidat(e)s intéressé(e)s sont prié(e)s d’envoyer leur candidature composée d’une lettre de motivation d’une page et un curriculum vitae à jour décrivant leurs expériences, leurs qualifications et trois références, par courriel à l’adresse email : patrice.sewade@sojagnon-benin.org avec copie à sojagnon@gmail.com au plus tard le vendredi 10 janvier 2020. Les dossiers de candidature peuvent également être déposés au bureau de l’Association SOJAGNON à Godomey-Togoudo, rue des 08 villa – Tél: 21 35 13 17.

Seuls les candidat(e)s présélectionné(e)s seront invité(e)s à passer une entrevue individuelle. 

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Lire en détail

Vœux du coordonnateur national de l’Association SOJAGNON pour la nouvelle année 2020

Mr Patrice L. SEWADE, Coordonnateur national de l’Association SOJAGNON

A toutes les productrices et producteurs de soja, transformatrices et productrices des dérivés de soja, aux partenaires qui soutiennent le développement de la filière soja au Bénin, aux autorités politiques et administratives, chers enfants des acteurs de la filière soja. Nous venons en cette nouvelle année 2020 pour vous témoigner notre gratitude pour tout le soutien et l’accompagnement nécessaire en vue de la réalisation de nos beaux résultats. Puisse le Seigneur nous garde pour maintenir le cap et confirmer notre leadership dans la filière soja au profit de l’intérêt supérieur des petits producteurs et de l’économie nationale. Vive 2020.

Patrice L. SEWADE, Coordonnateur national de l’Association SOJAGNON

Campagne de commercialisation du Soja 2019-2020 au Bénin : Gaston Cossi Dossouhoui et Shadiya Alimatou Assouma lancent la première édition à Glazoué

 

C’est au marché international de Glazoué que les grands acteurs de la filière, producteurs, acheteurs, négociants, industriels/triturateurs, fabricants des produits de provendes, se sont réunis pour le lancement de la campagne de commercialisation du Soja, ce jeudi 26 décembre 2019. Co-présidée par le Ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, Monsieur Gaston Cossi Dossouhoui, et son homologue en charge de l’industrie et du commerce, Madame Shadiya Alimatou Assouma, cette cérémonie a connu une forte délégation politico-administrative, les responsables de l’Union National des Producteurs de Soja (UNPS) les représentants des unions communales des coopératives de soja, la Fédération Nationale des Acheteurs des Produits Agricoles Tropicaux (FENAPAT),  ainsi que les responsables de l’Association SOJAGNON.

Jeunes, enfants et même vieux n’ont pas voulu se faire compter l’événement qui est la première dans l’histoire agricole au Benin. Le Soja retrouve toutes ses lettres de noblesses dans la liste des filières priorisées par le gouvernement. C’est ce qui témoigne d’ailleurs l’organisation de la première édition de la campagne de commercialisation du Soja approuvée et autorisée par le gouvernement et lancée à travers le Ministre de l’agriculture de l’élevage et de la pêche, et la Ministre de l’industrie et du commerce. Maître de terre, c’est le Maire de la commune de Glazoué, Jacques Comlan Dagoué qui a démarré la vague des allocutions. « Nous sommes choyés ce jour. Ici à Glazoué notre traditionnelle activité c’est l’agriculture. Nous avons été honorés par le Chef de l’Etat pour avoir choisi Glazoué pour le lancement de la campagne de commercialisation 2019-2020 de Soja », a indiqué l’autorité municipale. Il ajoute que « Etant de Glazoué, cette cérémonie est d’une importance capitale. Ce n’est nullement le fruit du hasard. C’est une localité productrice mais reste une plateforme d’échanges pour les différents acteurs agricoles ». Il dit percevoir à travers ce choix, « une exhortation du gouvernement aux producteurs de redoubler d’efforts pour mériter sa confiance ». Ce fut le lieu pour lui de remercier le gouvernement pour son engagement à faire de l’agriculture béninoise, un modèle en Afrique ».

Le Préfet des Départements du Zou et des Collines, Firmin Kouton, dira à son tour qu’il est important de témoigner ses sincères reconnaissances au Président de la République pour le choix porté sur son Département et la vision du gouvernement pour « l’attention particulière accordée à la diversification agricole, au placement des produits agricoles sur le marché ». Il mentionne que le Département des Collines est l’un des pourvoyeurs de meilleures performances productives en quantité et en qualité de Soja au Bénin. Ceci dira-t-il, au regard des statistiques de la campagne passée avec 27.476 tonnes sur une production nationale de 164. 588 tonnes à l’échelle nationale soit 17% environ. « C’est le lieu de remercier les acteurs pour l’engouement sans cesse croissant développé autour de la filière Soja ». Il a fait cas de quelques difficultés que rencontrent les acteurs le long des chaînes de valeur soja. C’est le cas de « la faible disponibilité des semences certifiées, la faible couverture des besoins en biofertilisants (inoculum) et engrais spécifiques, l’insuffisance des infrastructures de stockage pour une bonne organisation des ventes groupées, la faible maîtrise des prix, le bradage de la production et le faible niveau de transformation locale du soja en divers dérivés (fromage, lait, dadonu, farine et autres).

Pour le préfet, il faut « une conjugaison de moyens et des efforts pour booster notre économie nationale par une contribution plus révélée à l’installation des unités de transformation, l’accompagnement adéquat à la production pour atteindre 200.000 tonnes de Soja prévues pour 2021 ».

Mr Patrice Sewadé, Coordonnateur national de l’Association SOJAGNON (à gauche) & Mr Steev Adjaman, Président de l’Union National des Producteurs de Soja (UNPS) prononçant son allocution

Le Président de l’Union National des Producteurs de Soja (UNPS) a fait l’historique de la naissance de leur association tout en saluant le Ministre Gaston Dossouhoui qui les a encouragés depuis 2011 dans cette initiative. Pour lui, l’UNPS n’entend pas baisser les bras au moment où leur combat porte ses fruits. « C’est le lieu de dire merci au chef de l’Etat et tous les partenaires qui sont alignés sur la chaîne ». Patrice Sewadé, Coordonnateur national de l’Association SOJAGNON souligne que « Nous constituons avec l’UNPS un pôle et notre rôle est d’aider, d’appuyer et d’accompagner les acteurs de la filière à avoir les biens et services nécessaires pour améliorer leur performances (semences de qualité alignées aux produits dérivés, technologies innovantes de production, de poste-récolte, de transformation et de commercialisation pour satisfaire les demandes du marché ».  A l’en croire, en 2000 nous étions à 5000 tonnes, 2011 nous étions à 45 mille tonnes, en 2016, 101 milles tonnes, hier 165 mille et demain nous serons à 200 mille tonnes ». Pour lui, bien que les acteurs soient engagés, « le Soja ne vient pas rivaliser, encore moins prendre la place du Coton mais, permettra de fortifier les acteurs du coton. Nous sommes disposés à accompagner le gouvernement pour le rayonnement de toutes les filières prioritaires ». Il indique que « C’est pour la première fois nous avons le lancement d’une campagne de commercialisation du Soja. C’est le fruit des longues années de lutte et sacrifices que nous avons fait. Je voudrais exhorter les producteurs à bien préparer les lots de soja bien nettoyer et emballer, organiser les ventes groupées et utiliser les magasins construits à cet effet par les projets et programmes dont ceux de ACMA2 de l’IFDC. Pour nous à SOJAGNON, nous voulons que les produits qui seront vendus aux industriels et aux exportateurs pour une valorisation locale ou pour l’exportation, soient des produits de qualité qui vendent l’image du Bénin à l’étranger». Le coordonnateur de l’Association SOJAGNON souhaite que le gouvernement à travers les ministres mette tout en œuvre pour qu’on ait les statistiques réelles de la commercialisation afin de mieux quantifier la production.

Le représentant de la Fédération nationale des producteurs et acheteurs de Soja, dira « Nous ne pouvons que féliciter le gouvernement pour tout ce qu’il fait pour les acteurs et la promotion agricole.  « Soyez rassurer du soutien de la FENAPAT. Le meilleur c’est nous qui le tirons des résultats obtenus ».

Le début d’une nouvelle ère

Mr Gaston Cossi Dossouhoui, ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche

« En 20 ans mon pays est passé de 5 mille tonnes à 165 mille tonnes. En 2016 on était à 110 mille tonnes. Nous sommes déjà à 165 mille ». Confiant qu’on en fera plus, le Ministre Gaston Cossi Dossouhoui tient à remercier les différents acteurs qui ont cru et révélé la filière Soja. Les autorités municipales et préfectorales, les producteurs, et surtout l’Association SOJAGNON grâce à qui beaucoup de progrès sont faits par les producteurs et transformateurs. C’est au vu des performances record au niveau des chaînes de valeur soja et karité que le Président de la République a instruit de les introduire dans les filières locomotives et les a dotées de Programme National de Développement des Filières (PNDF). Le Ministre Dossouhoui a souligné l’importance du soja dans la fertilité des sols et sa contribution à la sécurité nutritionnelle compte tenu de sa richesse en protéines et en huile et des diverses possibilités de transformation qu’il offre. Le Soja est une plante importante pour le sol. Cependant, les défis à relever au niveau de la filière sont encore grands. « Je vous dirai qu’ au plan commercial, il y a encore un chemin à faire au niveau des organisations des producteurs. Il faut que les groupements s’organisent pour collectionner la production des acteurs. Cela permet de revoir la chaine commerciale ».

Mme Shadiya Alimatou Assouma, ministre de l’industrie et du commerce, prononçant au nom du gouvernement l’allocution du lancement de la campagne.

Procédant au lancement officiel de la campagne, la ministre de l’industrie et du commerce, Shadiya Alimatou Assouma laisse entendre que « cette édition est la première dans l’histoire de cette filière et revêt une importance capitale aux yeux des membres du gouvernement. Loin d’être une simple cérémonie, de réjouissance, elle marque le début d’une ère nouvelle, celle de l’accélération du développement de cette filière conformément au Programme d’Action du Gouvernement (PAG)». Elle fait savoir que « le Soja est une filière à haute valeur ajoutée qui occupe une place prépondérante dans les activités culturales, artisanales, industrielles et commerciales du Bénin. C’est ce qui témoigne de l’importance que le gouvernement a pour la promotion et le développement de la filière ». La ministre du commerce souligne que « au terme des travaux de la commission, les acteurs (Producteurs et industriels-exportateurs) ont proposé un prix plancher que le gouvernement a entériné. Il est de 175 FCFA / kg au producteur sur toute l’étendue du territoire national ». Elle n’a pas manqué de mettre en exergue quelques difficultés que connaît la filière. Il s’agit de l’inexistence d’une réglementation propre à la filière, la faible disponibilité des magasins de stockage des graines collectées, la porosité des frontières qui encourage la sortie frauduleuse par voies terrestres et l’invasion du marché par des commerçants non identifiés. Cette campagne lancée ce jeudi 26 novembre prend fin le 31 mai 2020. La ministre a profité pour annoncer que « le conseil des ministres du 24 décembre 2019 a autorisé la création d’un comité paritaire Etat- acteurs privé pour la gestion de la filière Soja. Elle réaffirme son engagement et celui de son collègue de l’agriculture à prendre toutes les dispositions pour exécuter cette instruction afin d’atteindre l’objectif d’une filière mieux organisée. 

 

 

Giscard Amoussou / Cell-com. Sojagnon-benin

Sojagnon: shaping the Beninese soy system to meet the challenges of an emerging market

[English] 

Abstract : Soybean value chains are an important means to supply the growing demand for protein in Africa and a source of income for farmers and processors. In Benin, the functioning of chains is however hindered by heterogeneous quality levels, the entrance of foreign traders, and a lack of support from the government and macro-level organizations. The local nongovernmental organization Sojagnon (the association of development of soybeans in Benin) has the mission to reorganize the Beninese soy system. It worked among others on the improvement of seed quality, the professionalization of farmers and processors, the development of a soybean value chain. In this case study, Patrice Sèwadé, Sojagnon’s chairman reflects on the interventions of the past years and wonders what the next actions should be. The case highlights the role of local entrepreneurs and organizations in the rapid transformation of the African agri-food environment. 

[Français]

Résumé : Les chaînes de valeur du soja sont un moyen important pour répondre à la demande croissante de protéines en Afrique et constituent une source de revenus pour les agriculteurs et les transformateurs. Toutefois, le fonctionnement des chaînes au Bénin est entravé par des niveaux de qualité différents, l’entrée sur le marché des commerçants étrangers et un manque de soutien de la part du gouvernement et des organisations au niveau macro. L’organisation non gouvernementale Sojagnon (l’association pour le développement du soja au Bénin) a pour mission de réorganiser la filière soja au Bénin. Il a notamment travaillé sur l’amélioration de la qualité des semences, la professionnalisation des agriculteurs et des transformateurs, le développement d’une chaîne de valeur du soja. Dans cette étude de cas, Patrice Sèwadé, président de Sojagnon, se penche sur les interventions des années précédentes et se demande quelles devraient être les prochaines actions. L’affaire met en lumière le rôle des entrepreneurs et des organisations locaux dans la transformation rapide de l’environnement agroalimentaire africain.

Authors : Mênouwesso Harold Hounhouigan, Ken M.G. Kounouewab, Connetie Ayesigac and
Paul T.M. Ingenbleekd

Source : https://www.wageningenacademic.com/doi/abs/10.22434/IFAMR2019.0026

Session de coaching des acteurs PEA pour la mise en marché du soja, manioc et arachides des départements des Collines

La série de formation, de coaching et de facilitation entreprit par l’ONG SOJAGNON à l’endroit des acteurs agricoles du département des collines dans le cadre du programme Accès aux Marchés Agricoles (ACMA2) suit son cours. Après donc l’étape de Glazoué, c’est désormais le tour de Savalou et de Bantè d’accueillir depuis ce mercredi 21 août 2019, l’équipe de SOJAGNON qui cette fois-ci a connu un appui de taille. En effet, dans le cadre du partenariat SOJAGNON-IFDC sur le programme ACMA2, pour renforcer la capacité des acteurs sur les thématiques spécifiques, l’expert formateur et coach Monsieur Tokannou René est descendu sur le terrain pour apporter son expertise à relever les défis des acteurs agricoles. 

La présence de cette compétence rare aux côtés des techniciens sur le terrain les galvanise et faire de plus la satisfaction des acteurs bénéficiaires du programme ACMA2 en témoignage l’admiration et l’application soutenue de ces derniers. 

L’objectif de cette formation qui prend fin le samedi 24 juin 2019 est de former les Pôles d’Entreprises Agricoles (PEA) manioc, soja et arachide des localités de Savalou, Bantè et Ouessè sur (i) les techniques de négociation commerciale ; (ii) la contractualisation et commercialisation des produits ; (iii) les techniques de marketing des produits et (iv) les techniques de ventes groupées et les systèmes collectifs de mise en marché. A terme, elle doit permettre aux PEA de décrocher des contrats avec les gros acheteurs afin d’écouler leurs produits. 

Rappelons que le nombre total des membres des PEA à former sur les modules d’accès au marché dans ces trois communes avoisine 120, comprenant les hommes, les femmes et les jeunes.

ACMA 2: Les acteurs agricoles du département des collines formés sur l’accès au marché

Ce Lundi 19 Août 2019, a débuté dans la salle de conférence de l’Union Communale des Producteurs de Glazoué une formation de deux jours à l’attention des membres des Pôles d’Entreprises Agricoles (PEA) soja de Savé, Glazoué et Dassa. L’objectif est de former les acteurs concernés sur (i) les techniques de négociation commerciale ; (ii) la contractualisation et commercialisation des produits ; (iii) les techniques de marketing des produits et (iv) les techniques de ventes groupées et les systèmes collectifs de mise en marché. A terme, cette formation doit permettre aux PEA de décrocher des contrats avec les gros acheteurs afin d’écouler leurs produits. L’initiative vient à point nommé en ce sens que l’accès au marché des petits producteurs constitue une grande préoccupation pour les acteurs d’appui au développement agricole. La formation a été animée par M. Patrice SEWADE, M. Martin Agboton et Mme Georgina Houinsou et principalement en langues locales, notamment en Fon, Mahi et Idaatcha.

Après l’étape de Glazoué s’en suivra celle de Savalou, Ouessè où les PEA manioc, soja et arachide de ces différentes localités bénéficieront également de l’appui technique des experts de SOJAGNON. Le nombre total des membres des PEA à former sur les modules d’accès au marché dans ces trois communes avoisine 120, comprenant les hommes, les femmes et les jeunes. Des actions de coaching rapproché sont aussi engagées par les techniciens de SOJAGNON sur terrain.

Cette série de formations d’une durée de six (06) jours à l’endroit de 9 PEA Soja, Manioc et Arachide du département des collines, est réalisée par l’Association SOJAGNON dans le cadre de son partenariat avec l’IFDC à travers son programme Approche Communale pour le Marché Agricole (ACMA) phase 2, financé par l’ambassade du Royaume des Pays-Bas près le Bénin. 

Notons que le programme ACMA 2 dans sa mise en œuvre, vise à accroître les revenus agricoles des acteurs économiques à la base, et contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations rurales du Bénin.

Plaidoyer du Réseau des ONG actives dans l’agriculture durable (Renova)

L’assemblée nationale sensible des préoccupations des acteurs

Le bureau national de Renova élargi à la coordination

départementale du Zou a été reçu ce 13 Août 2019 à 9 heures par la vice-présidente du bureau de l’Assemblée nationale, Honorable Mariam CHABI TALATA assisté par le Directeur de Cabinet du Président de l’Assemblée Monsieur Mathieu AHOUANSOU et de Madame KOUNDE Léyra Secrétaire Général Administratif Adjoint de l’Assemblée Nationale.

Le secteur agricole reste une préoccupation pour le gouvernement. Toute chose qui l’incite à solliciter l’accord du parlement pour la ratification de différents prêts pour le développement du secteur. Le dernier est l’accord de prêt pour la valorisation de la filière anacarde. Ce regard des politiques en direction du secteur agricole réjouit les acteurs qui à travers le Réseau des ONG actives dans l’agriculture durable (Renova) portent leurs doléances auprès du président du parlement afin de doter le secteur d’instruments constitutionnels permettant non seulement sa sécurisation mais aussi garantissant une sécurité alimentaire saine aux populations. C’est dans ce cadre qu’une délégation du bureau du Renova conduite par son coordonnateur, Patrice Sèwadé a été reçue ce mardi 13 Août 2019 par la vice-présidente de la huitième législature.

            

Précisant à l’entame que cette rencontre a été instruite par le président de l’Assemblée nationale afin de lui faire un compte rendu fidèle au regard de l’importance du sujet, le directeur de cabinet a invité la délégation à faire part à la vice-présidente, Mariam Chabi Talata de leurs préoccupations. Le président du réseau National des ONG actives dans l’agriculture durable a donc abordé point par point les préoccupations des organisations qui interviennent dans le secteur de l’agriculture. Mais avant toute chose, il a au nom des organisations présenté ses félicitations au président de l’Assemblée nationale et son bureau ainsi que la huitième législature qui reste un espoir pour le peuple. Ainsi, sensible à leur rôle premier dans le secteur, ces organisations se disent préoccuper de ce que le secteur soit doté d’une loi d’orientation agricole et de sécurité alimentaire et nutritionnelle. En effet, le secteur agricole étant un secteur sensible dans la vie de l’individu, il n’est pas normal que cela soit dépourvu d’une loi d’orientation quitte à garantir à la population consommatrice sa survie en consommant les produits agricoles sains.

 

 

Un plaidoyer est donc fait afin que les parlementaires prennent en compte cette préoccupation qui concerne non seulement les producteurs mais aussi les consommateurs dont ils sont inclus. L’autre question importante dont a parlé le Président du réseau est relative à l’adoption d’une loi encadrant les interprofessionnels de chaque filière. Consciente que ces interprofessionnels jouent un rôle indispensable pour la promotion de l’agriculture et la valorisation des productions, la délégation veut éviter que les interprofessionnels soient victimes des volontés délibérées des gouvernants de mettre fin à leur organisation selon leur bon vouloir. Il cite l’exemple de l’AIC qui a été suspendue, il y a quelques années malgré son rôle plus qu’indispensable pour la promotion du secteur et des acteurs. Le coordonnateur du Renova a aussi souligné la nécessité de revoir à la hausse le budget alloué au secteur agricole qui constitue un maillon important dans la chaine de production de valeur. Il souhaite qu’un regard soit porté en direction du conseil agricole afin de faire bénéficier des fruits des recherches aux producteurs à la base qui parfois ne savent ni lire ni écrire en français mais qui bénéficient des formations en alphabétisation. Il faut noter que ces préoccupations portées devant le bureau de l’assemblée ne sont pas tombées dans les oreilles de sourd puisque la vice-présidente s’est dite sensible à ces questions d’intérêt national sur lesquelles il urge de se pencher. Elle a promis non seulement de rendre compte fidèlement au président mais aussi constituer un lobby auprès de ses pairs afin d’étudier ces lois qui dira-t-elle s’avèrent indispensables pour le secteur.

Giscard AMOUSSOU

COMMUNIQUÉ AFFAIRE FROMAGE DE SOJA AU BENIN

Chers amis et Partenaires de la filière soja,

Dans une publication sur les réseaux sociaux, un internaute écrivait ceci « je dois réussi, ma mission sanitaire, l’ONG SSF+ et son CIRMOC (Centre international de recherche des maladies organiques et cancéreuses Par Honorat Aguessi vient de prouver dans ses recherches sur la santé public par Monsieur AKINOCHO le président de cette structure ». Selon l’internaute la consommation du fromage de Soja n’est pas bon pour la santé. Il demande de cesser de consommer du fromage de soja qui pour lui est un véritable empoisonnement. Une véritable ignorance !

Après cette publication plusieurs de nos partenaires et amis de part le monde nous ont saisi et interpellé au sujet de cette affaire. Nous tenons donc à remercier chacun pour l’intérêt que vous avez pour le Soja et surtout le fromage qui n’est nullement et en aucun cas un danger pour la santé mais plutôt du bien pour la santé des consommateurs.

SOJAGNON, Leader du Consortium Soja du Benin composée des institutions de recherche nationales (FSA/UAC, INRAB, IITA, Bioversity International); institutions internationales de recherche (Wageningen Université des Pays-Bas et ISA-Lisboa de l’Université de Lisbonne au Portugal), des organisations nationales tels que FUPRO-Benin, le REDAD, Bénin, Agribusiness Incubation Hub (BAIH-Sarl) a fait des investigations pour avoir des éléments de preuves sur les résultats d’analyse de l’ONG et de son centre, les localités où les échantillons sont prélevés la fréquence de prélèvement des échantillons et la référence des laboratoires et leur expertises dans ce domaine, le nombre de publications scientifiques qui sont publiés  et qui prouvent que le fromage du soja est un poison. Malheureusement il n’y a aucun élément de preuve qui justifie leur assertion. En absence des réponses à ces différentes questions et préoccupations, nous avons compris qu’il s’agit d’une contre publicité à l’égard de la filière soja et contre ses acteurs et partenaires.

A SOJAGNON, nos projets ont permis aux institutions de recherche nationales et internationales de mettre au point des technologies innovantes de production des dérivées du soja. Ces produits dérivées du soja sont analysés tant dans les laboratoires nationaux que internationaux. Les résultats des travaux de recherche et les dérivés ont été présentés à des conférences/séminaires/ateliers internationaux. Une exposition des dérivées du soja a été exposé a Kigali au Rwanda en juillet 2016, à Cape Town en Afrique du Sud en octobre 2016, en Belgique à Bruxelles en juin 2017, à l’occasion de la journée Européenne de Développement au Bénin dans tous les marchés, aux foires et autres. Personne ne s’est jamais plaint de cette façon- là.

Je voudrais en tant que Président du Réseau des ONG actives dans l’agriculture durable (RENOVA) inviter les responsables de l’ONG SSF+ (si elle existait) à apporter des clarifications sur cette affaire et/ou apporter un démenti formel pour laver son honneur.

Pour le centre de recherche, il y aurait eu un démenti formel du Professeur Mansourou MOUDACHIROU. Il serait bon que le Professeur Aguessy prenne la parole pour arrêter cette intoxication qui se fait en son nom. Ou bien qu’on nous donne les references des publications qui ont prouvé ces maladies liées à la consummation du Tofu/fromage de soja.

Veuillez télécharger le Communiqué sur Affaire fromage de soja en PDF

Ensemble, protégeons la production locale;

Faisons confiance au travaux de la recherche;

Aimons nos mets locaux.

« Le soja est bon » @sojagnon

AVIS DE RECRUTEMENT

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet Doyiwé (lentille de terre) sous financement de l’Organisation Néerlandaise pour la Recherche Scientifique (NWO-WOTRO), l’Association SOJAGNON en collaboration avec l’Université de Wageningen (WU) recrutent une dizaine d’Agents pour la collecte de données au niveau des producteurs de la lentille de terre des Pôles de Développement Agricole 4, 5 et 6. La finalité de cette mission est de mettre en place un arrangement institutionnel destiné à accroître l’offre de la lentille de terre au Bénin et dans la sous-région.

  1. Critères de sélection 
  • Etre de nationalité béninoise et âgé d’au moins 18 ans et 40 ans au plus;
  • Avoir au moins le niveau BAC+3 dans le domaine des sciences agronomiques;
  • Avoir participé à 2 ou 3 missions de collecte des données sur le terrain auprès des producteurs de préférence avec smartphone  ;
  • Disposer d’un smartphone ou d’une tablette
  • Etre disponible pendant les 8 jours de collecte de données ;
  • Maîtriser au moins l’une des langues locales suivantes : Mahi, Idaatcha et Fon.
  1. Dépôt des candidatures

Les personnes intéressées par le présent avis sont priées d’envoyer leur CV à l’adresse email : patrice.sewade@sojagnon-benin.org avec copie à agboton.martin@sojagnon-benin.org au plus tard le Mercredi 26 Juin à 18 h en mentionnant dans l’objet : «Candidature pour collecte de données». Les personnes retenues seront contactées par téléphone pour une formation le jeudi 27 Juin à 16h dans les locaux de l’Association SOJAGNON à Godomey-Togoudo, rue des 08 villa.

Cette mission de collecte de données avec les Chargés de Programme Diversification Agricole (CPDA) des ATDA démarre du Lundi 1er et se termine le Lundi 8 Juillet 2019. Cliquez sur Avis de recrutement Association SOJAGNON pour télécharger le fichier PDF

 

 

Le coordonnateur

Lagnon Patrice SEWADE

 

Formation des femmes transformatrices de Soja de la commune de OUESSE : un pari gagné pour le Conseil Communal

Les Activités Génératrices de Revenus (AGR) et de Bénéfices (AGB) sont des indicateurs qui permettent l’épanouissement de la femme et participent à leur rayonnement financier dans le ménage.
C’est ainsi que Le Projet d’Education et de Formation Technique Professionnelle Agricole du Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (MAEP) piloté par l’ONG SOJAGNON a organisé une formation à l’endroit des femmes transformatrices de Soja de la commune de OUESSE. Pour le coordonnateur de l’ONG SOJAGNON, Monsieur Patrice SEWADE l’initiative a bénéficié de l’appui financier de la GIZ à travers le projet EFTPA dont Monsieur TOULASSI Samson est le coordonnateur et Madame KISSEZOUNON Mireille est la Conseillère Technique. Elle vise à renforcer les capacités de transformation de ces personnes vulnérables. Elles sont outillées sur les techniques de production de fromage amélioré et de brochette de Soja. Qui parle de production, doit réfléchir à comment écouler les produits. Sur ce, un module a porté sur les techniques de mise en marché des produits.
Lancée officiellement par le Maire de la Commune de Ouessè, le Docteur Ibidon Firmin AKPO, cette formation a démarré le lundi 27 mai 2019 et a pris fin ce jeudi 30 mai 2019. Elle a eu lieu à la mairie de Ouessè. Au total, vingt-neuf (29) femmes transformatrices ont pris part à cette formation.
L’autorité communale a exhorté les femmes à prêter une attention particulière aux différents modules et profiter de cette riche opportunité qu’a offert le gouvernement à travers le Ministère de l’agriculture à la commune de OUESSE.
Ces femmes sont désormais capables
de transformer le soja en fromage amélioré et la brochette de soja en respectant les bonnes pratiques d’hygiènes, d’apporter une valeur ajoutée qui va intéresser la clientèle et la recherche du marché d’écoulement.
Exprimant ses impressions, Madame Agnès DOSSOU, Présidente de l’Union Communale des Transformatrices du Soja a au nom des bénéficiaires remercié les responsables du Projet EFTPA/GIZ-PDDAA, et au Maire qui œuvre inlassablement pour l’amélioration des conditions de vie des femmes de la commune de OUESSE. Elle promet aux formateurs et au coordonnateur de SOJAGNON-ONG de faire un bon usage de tous les enseignements reçus.

Source: Service de Communication/ Mairie de Ouesse

Diffusion des technologies innovantes sur la transformation du Soja au Bénin : SOJAGNON en appui aux transformatrices du Soja des PDA 4 & 5 à travers le projet ProDES/PPAAO-FA

Le soja est une filière porteuse qui pourra contribuer à résoudre les problèmes d’alimentation et de nutrition des populations et surtout améliorer le revenu des femmes qui sont les plus actives dans le processus de transformation du soja. En dépit de l’importance des activités de transformation pour les femmes qui s’y adonnent. Les transformatrices restent confrontées à des contraintes liées aux faibles performances des technologies de transformation et à la faible qualité des produits mis sur le marché. Le projet de pré-vulgarisation de la technologie de stabilisation du lait de soja (ProDES) élaboré par l’ONG Sojagnon et financé par la Banque Mondiale à travers le Projet de Productivité Agricole en Afrique de l’Ouest (PPAAO) du Programme Cadre d’appui à la Diversification Agricole (ProCAD) a pour but de former les groupements de femmes sur les technologies de production et de stabilisation du lait de soja et la production d’exhausteur de goût à base de soja. Dans le cadre de la mise en oeuvre de son premier volet, seront formées au total 120 femmes entrepreneuses sur les technologies de stabilisation du lait de soja. Les zones de formation retenues dans le cadre de ce projet sont les pôles de développement agricole (PDA) 4 et 5, plus précisément les communes de Savè, Glazoué, Zogbodomey et Bohicon. La cérémonie de lancement marquant le démarrage effectif des activités s’est tenu le lundi 11 mars 2019 dans les locaux de la mairie de Zogbodomey, en présence du Maire de la commune David Towèdjè, et des transformatrices du soja des communes de Savè, Glazoué, Zogbodomey et Bohicon. Elle a été notamment marqué par la remise officielle de matériels aux différents groupements bénéficiaires des formations.

La valeur total des lots de matériels remis aux groupements de femmes transformatrices de soja est estimée à dix millions (10.000.000) FCFA.  Pour le coordonnateur de l’ONG Sojagnon, Patrice Sewadé « Notre ambition est d’impacter davantage un nombre important de transformatrices pour le lait, mais aussi pour le Dadonu de soja (bouillon d’assaisonnement à base du soja) et de faire des groupements de transformation de véritables entreprises créatrices de richesse ».

Selon toujours ses propos, la conservation à température ambiante du lait de soja pour plus d’une journée, était un véritable casse-tête pour les femmes transformatrices. Aujourd’hui, grâce à la recherche, ce lait peut se conserver à température ambiante pendant au moins 06 mois, avec une amélioration du rendement passant de 8L/Kg à 12L/Kg. Cette avancée contribuera sans nul doute à l’accroissement du niveau de transformation locale du soja et à la libération de son potentiel, et ceci à la grande satisfaction des transformatrices, des consommateurs et de la population Béninoise toute entière. Aussi va-t-il ajouter que la recherche est arrivée à identifier les variétés de soja capables de produire de meilleurs rendements pour les dérivés de soja, particulièrement le lait et afitin. Désormais, les femmes peuvent utiliser les variétés TGX-1987-10F et Jenguma pour la production du lait et les variétés TGx 1910-14F et TGx 1740-2F pour la production de Afitin/Dadonu.

Une bonne nouvelle donc pour les femmes qui par la voix de leur porte-parole Elise Cica Sondjo, ont exprimé leur gratitude et leur engagement à utiliser à bon escient tous les outils et techniques modernes de transformation du soja. Le maire de la Zogbodomey David Towèdjè, a lui aussi félicité l’ONG et invité les bénéficiaires à honorer leur engagement afin de permettre à l’ONG de pérenniser cette initiative.